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Burkina Faso

Depuis 2006, des REPTA se sont crées dans plusieurs pays Africains. Vous trouverez dans cette rubrique la vie de chacun de ces REPTA depuis leur création jusqu’à ce jour mais aussi les actions mises en place par les adhérents de ces REPTA.
La majorité de ces actions existent depuis plusieurs années et n’ont pas attendu la création du REPTA France pour se mettre en place.
Il y a donc aujourd’hui un REPTA France et des REPTA Bénin, Burkina-Faso, Mali, Niger et Sénégal…
La coordination entre tous ces REPTA se met tout doucement en place. En 2009 à coup sûr le réseau international des REPTA sera institutionnalisé.


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L'Association Tié de Bobo pendant les cérémonies du cinquantenaire Version imprimable Suggérer par mail

L'Association Tié de Bobo pendant les cérémonies du cinquantenaire from Jean-Claude Frisque on Vimeo.

 
Les actions au Burkina Version imprimable Suggérer par mail

Petit historique...

Le samedi 25 novembre 2006 aura lieu l'inauguration du Centre de Bobo.

J'ai rencontré la petite équipe d'éducateurs de « TIE », il ya près de 10 ans, en 1997-98 exactement, . A la demande du Ministère de l'Action Sociale, le GREF, association de pédagogues et éducateurs à la retraite que j'avais créé en 1989-90, assurait une formation des travailleurs sociaux de la région de Bobo, c'est ainsi que nous nous sommes connus .



A l'époque ils étaient moins nombreux qu'aujourd'hui sur cette photo, il y avait Aimé tout à gauche, Lassina à côté de lui, mais Zorom au centre ne faisait pas encore partie de l'équipe pas plus que Fatima la seule femme, par contre Hermann à côté d'elle en était tout comme Antoine le coordinateur de l'équipe ici à droite sur la deuxième photo, il faut encore ajouter à cette équipe, Théophile un ancien gamin des rues aujourd'hui aide éducateur.



Depuis je suis revenu souvent à Bobo. Nous avons sillonné cette ville de jour, de nuit à la rencontre des jeunes, jusqu'au « marigot » où dormait tout un groupe avec Théophile comme grand frère protecteur.









Mais pas un endroit pour faire des activités avec eux. On se donnait parfois rendez-vous à l'archevéché, pour y bavarder en prenant du thé; mais cela dérangeait les cours de catéchisme
Alors on s'est mis à rêver d'un lieu où les jeunes pourraient venir, où l'on pourrait leur apprendre à lire et pourquoi leur proposer des tas d'activités.

Dès que le REPTA a vu le jour, j'ai proposé aux partenaires l'idée d'un lieu permanent pour les enfants des rues de Bobo. Le Groupe Bolloré aussi bien que le Groupe CFAO ont accepté tout de suite.



Bobo est une gare importante sur le trajet ferroviaire Ouagadougou-Abidjan. Le Groupe Bolloré qui gère aujourd'hui la Sitarail la société des chemins de fer burkinabés, a pensé que cela avait du sens de participer à un projet social dans cette ville, nous comptions même au départ utiliser un espace dans ce lieu magnifique qu'est la gare de Bobo.
Il en a été de même pour le Groupe CFAO qui a une usine de motocyclettes, la SIFA, à Bobo.
Enfin la région Rhône Alpes s'est associée à ce projet parce qu'elle a mis en place un partenariat avec la Région des Hauts Bassins. (Les Régions sont une nouvelle entité administrative du Burkina Faso.)




Nous voyons ici le tout nouveau Président élu de la Région des Hauts Bassins, Baba Traore, en train de manger dans un bon petit restaurant lyonnais avec Philippe Bayon vice président de la Région Rhône Alpes chargé des relations internationales, j'en étais aussi mais là c'était moi qui prenais la photo...

Au cours de l'un de mes voyages au Burkina, un responsables de la « Sitarail » m'a dit « Pourquoi voulez-vous utiliser la gare de Bobo, alors que nous avons un centre de formation qui aujourd'hui ne sert plus »



Et nous voilà partis avec l'équipe de « TIE » visiter ce centre. Un vaste terrain de plusieurs hectares. Avec un terrain de foot à gauche du batiment central.






Dans ce batiment trois salles de classes climatisées. C'était trop beau, mettre de but en blanc nos jeunes dans un tel lieu nous aurait empêcher de dormir, nous avions peur de l'état dans le quel ils pourraient le mettre.

Il y avait à gauche du bâtiment central un hangar prévu pour en faire une cantine et qui n'a jamais été terminé. Les tôles du toit était rouillées, les murs sans crépis.



C'est dans ce bâtiment que nous avons décidé que se feraient toutes les activités. On l'a rénové, changé les tôles, crépi et peint les murs, mis en place un tableau et sécurisé un lieu où l'on pouvait mettre du matériel. A une extrémité du terrain nous avons construit trois lattrines et un point d'eau où les enfants peuvent se laver.





Et depuis le mois de janvier le centre est ouvert. Les jeunes y arrivent à 6h30 du matin.

Rappelons qu'ils dorment dans la rue. Beaucoup près de la gare routière d'une compagnie de transport la « SOGEBAF » dont le propriétaire ouvre les portes de sa cour à 5h15 et leur donne à manger de grandes bassines de riz et de haricots. Dès qu'ils ont mangé ils viennent au centre.

Le centre ferme le soir à 18h.




Les Activités du Centre.

L'Alphabétisation.

Trois fois par semaine un jeune « alphabétiseur » Isaac vient leur apprendre à lire et écrire dans leur langue le djula.




Dès cette année ils auront aussi des activités orales de français. Quand ils maitriseront l'écriture et la lecture de leur langue, ils passeront au Français écrit avec toutes ses difficultés. Rappelons que toutes les langues africaines ont été transcrites phonétiquement « un son une lettre. »




Au début ils avaient de petite ardoises. Nous avons fait faire par un menuisier de grandes ardoises, qui grace à une ficelle passée derrière le cou, pourront servir aussi de table pour y poser un cahier.





Vingt à trente jeunes suivent ces cours et en voudraient plus...

Mais le centre leur permet aussi d'autres activités.

Le Jardinage




Ils ont déjà récolté leur premier sac d'arachides.



Le Jonglage.

Trois fois par semaine, grâce à une ONG canadienne, créée par le Cirque du Soleil, un jeune formateur vient les initier au jonglage et à d'autres activités de cirque.









Marionnettes et échasses

Patrice un ancien enfant des rues que nos amis de « TIE » ont suivi pendant des années, a appris à fabriquer et manipuler des marionnettes. Aujourd'hui il vient tois fois par semaine les fabriquer avec les jeunes et ensuite leur apprendre à les manipuler. Patrice travaille et fait des spectacles avec un autre ancien des rues « Tala » qui fait des prodiges sur ses échasses et qui aussi va apprendre aux jeunes à y monter.









Fabriquer des bracelets

Théophile encore un jeune que l'équipe a suivi pendant des années, vient d'être embaucher comme « aide éducateur ». Il est là dès 6h30 pour accueillir les enfants. Ensemble ils commencent par nettoyer le terrain, et le soir avant de partir ils nettoient les lattrines.
Pendant la journée Théophile surveille les jeunes et fait en sorte qu'ils ne fassent pas de bêtises.
Là on le voit entrain d'apprendre à ses petits frères à fabriquer des bracelets.





Le Film et le théâtre

Pour l'inauguration, nous avons décidé de faire un film d'une quinzaine de minutes avec la société de production « Manivelle » et en coproduction avec « Alphabtv ». Mais nous voulons que les jeunes participent à l'élaboration du contenu et apprennent à manier la caméra.

Ici Parate un jeune camaraman dans sa fonction de « professeur ». Mais c'est aussi avec passion que les jeunes jouent des piécettes que les éducateurs, créent avec eux.






Les jeux


Le foot et le jeu de billes reste les distractions favorites. On voit même des éducateurs jouer aux billes





Le Repas

Chaque midi les enfants, qui ont participé à une activité, et seulement eux, ont droit à une portion de riz pour l'équivalent de 100CFA, . Sans quoi à midi il y aurait plus de cent jeunes qui ne viendraient que pour manger...






L'appui des retraités du GREF

Dès le début une équipe de retraités du GREF, Michel Lecompte et Michel Lerbret sont venus donner un coup de main à l'équipe d'éducateurs, tant pour l'alphabétisation que pour l'encadrement des autres activités.





La venue de jeunes stagiaires.

Elodie une jeune éducatrice en formation a découvert notre site et demandé à faire un stage en situation avec l'équipe de TIE qui a bien sûr accepté.




Des projets il y en a plein ce fut l'objet de notre discussion finale juste avant mon départ.



Mais surtout ce nouveau travail qu'est l'animation du centre ne doit pas faire oublier aux éducateurs de « TIE » le travail de rue qu'ils faisaient avant.
Car si trente à quarante jeunes viennent tous les jours ici il y en a près de deux cents qui errent dans Bobo.

 
Infos +

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Bobo pour les enfants de la rue avec l’association TIE

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