Les Présents :
Nous étions 31 membres ou futurs membres du REPTA et une dizaine d’excusés ; enfin une douzaine de journalistes et de membres du personnel de Ouest France s’étaient joints à nous pour la matinée:
Collectivités territoriales :
Régions :
Basse Normandie : Marie Rose Koro : Conseillère Régionale chargée des relations internationales, Jérome Farget assistant du Président du Conseil Régional. Bretagne : Christian Guyonvarc’h : Vice président du Conseil Régional Pierre Yves Le Chat chargé de la solidarité internationale. Pays de la Loire : Philippe Doux conseiller spécial du Président Jacques Auxiette, Alain Bentaha conseiller régional.
Excusés : les régions Ile de France, Centre et Rhône-Alpes.
Départements :
Côtes d’Armor : Patrick Boulet Vice président du conseil Général, Ivan Dedessus Le Moustier responsable de la coopération décentralisée.
Communes :
Rennes : Edmond Hervé maire de Rennes, Nicole Kill-Nielsen adjointe au Maire déléguée à la Coopération Décentalisée et à la Solidarité Internationale. St Brieuc : Kingsley Okunmwendia Maire-adjoint.
Excusées les communes de Nantes, St Avé, St Nolff, Millau, Bègles et Vitré.
Entreprises :
Le groupe CFAO : Alain Jabot directeur du développement durable. La CAMIF : Albert Azzi secrétaire général de CAMIF-solidarité. Ouest-France : François Régis Hutin et une très nombreuse délégation (Régine Ermel, Marie Claude Pacault, Gabrielle Peixera, Claire Thévenoux, Jean Paul Boucher, Gaetan Lahaie, Christian.Renard, Didier Pillet, Daniel Floc’h, Michel Rouger, Rozenn Yvon Paul Hutin)
Excusés : Groupe Bolloré (Frédéric Chadeau directeur du développement durable et trésorier du REPTA), Le Point Afrique (Virginie Albouy).
Associations :
Association Française des Volontaires du Progrès (AFVP) Roland Daval Directeur du volontariat de l’AFVP et secrétaire Général adjoint du REPTA) Groupement des Retraités Educateurs sans Frontières (GREF) Yannick Simbron président du GREF, Gabriel Cohn Bendit administrateur du GREF et secrétaire général du REPTA), Renée Vancassel déléguée régionale Bretagne adjointe. UNSA Bretagne : Jean Paul Martin secrétaire général.
Institutions :
Agence Intergouvernementale de la Francophonie : Annick D’Almeida . Association pour le Développement de l’Education en Afrique (ADEA) Mamadou N’Doye secrétaire exécutif et président du REPTA).
Excusés : Aïcha Bah Diallo directrice du département éducation de base à l’UNESCO. Jacques Marchand de l’Agence Française de Développement.
Adhérents individuels :
Myriam Chédotal, Luc Dudessus Le Moustier, Jean Michel Vidus., Jeanne Cohn Bendit.
Collaborateurs :
Marion Boinot, étudiante en sciences politiques stagiaire au REPTA, Gilles Le Couster notre Webmaster, Alain Dupasquier réalisateur de télévision avec qui nous avons un projet de documentaire sur l’action du REPTA.
Déroulement de la Journée
I) 11h15-12h30 Présentation du REPTA :
Notre hôte François Régis Hutin, Président directeur du journal Ouest-France, nous a accueilli en affirmant fortement son soutien ainsi que celui du journal et de son personnel à une entreprise comme le REPTA. Il a terminé son intervention en disant « Vous connaissez la sensibilité du journal pour les pays en voie de développement ».
Le président du REPTA Mamadou N’Doye a présenté le REPTA et ses priorités :
1) L‘Education pour tous car il n’est pas de développement possible sans cela.
2) L’Afrique parce que c’est le continent où le problème de l’éducation se pose avec le plus d’acuité, avec certes des inégalités entre les différents pays, 80% de scolarisation nette au Rwanda et 30% au Niger.
3) Enfin troisième priorité les exclus du système éducatif les enfants des rues, les filles, les jeunes de 9-13 ans trop âgés pour y être scolarisés quand une école s’ouvre dans un village…
Le secrétaire général du REPTA Gabriel Cohn Bendit a :
A) Redit l’originalité du REPTA quant aux acteurs qu’il regroupe, associations (ONG), collectivités territoriales (Villes, départements, régions) et le monde des entreprises, en partenariat avec les pouvoirs publics et les organisations internationales, acteurs qui n’ont pas l’habitude de travailler tous ensemble.
B) Présenté les actions qui se mettent en place au Niger (classes de la deuxième chance) et au Burkina-Faso (Centre d’Alphabétisation des enfants des rues.)
Ainsi que le projet de rencontres décentralisées sur le thème de l’éducation pour tous avec 30 à 40 partenaires africains de 6 à 7 pays de l’Afrique de l’Ouest qui viendraient nous dire leurs difficultés et les pistes pour atteindre l’objectif de l’éducation pour tous. Ces rencontres se dérouleraient dans la deuxième quinzaine de juin, dans les différentes régions ayant participé à la venue de nos amis.
Il s’en est suivi une large discussion où sont intervenus Edmond Hervé, maire de Rennes qui s’est dit preneur d’une rencontre sur l’éducation pour tous, Yannick Simbron, président du GREF qui nous a fait part de l’expérience que le GREF a acquise en 15 ans de travail sur le terrain, Albert Azzi représentant la CAMIF et Alain Jabot, directeur du développement durable du groupe CFAO qui ont dit qu’au sein du REPTA nous arrivions tous à travailler dans le respect réciproque.
Enfin nous avons présenté un montage vidéo de 15 minutes tiré d’un documentaire tourné à Bobo sur les enfants des rues et à Galby petit village à l’Est du Niger dans la province de Zinder sur une classe de la deuxième chance.
II) 12h30-14h30 Le Repas
La durée même du repas, deux heures, indique que ce fut un vrai repas dans une tradition à l’opposée des « fast-food ». Ce fut aussi un moment où journalistes et personnel de Ouest France ont pu faire connaissance avec les membres du REPTA et les membres du REPTA entre eux. Ce fut aussi et c’est important un moment convivial. C’est le moment de remercier le journal Ouest France son directeur François Régis Hutin et tout le personnel pour l’accueil que nous avons reçu et pour la « publicité » que Ouest-France nous a faite tant par le compte rendu paru le lendemain que par la référence au REPTA dans l’éditorial du 10 décembre.
III) 14h30-16h30 Les travaux de la plénière.
I) Le centre d’alphabétisation des enfants des rues de Bobo.
Gabriel Cohn Bendit rend rapidement compte de son entrevue le mardi 7 décembre avec Jean Philippe Bayon, Vice président délégué à la coopération décentralisée de la région Rhône-Alpes qui vient de signer une convention avec ….
J.P.Bayon a rencontré au cours de son séjour à Bobo les éducateurs de Tié et les enfants des rues. Le même jour Gabriel Cohn Bendit a eu une réunion de travail avec Frédéric Chadeau et Alain Jabot. Les difficultés politiques en Côte d’Ivoire retardent le démarrage de l’opération qui doit avoir le feu vert de la direction de la Sitarail qui est à Abidjan et confrontée à des problèmes d’une tout autre importance. Frédéric Chadeau attend l’opportunité pour obtenir cette autorisation.
Les travaux à réaliser (construction de 3 lattrines et deux douches, aménagement du hangar pour y faire classe..) peuvent se chiffrer dans une fourchette entre 7000 et 10.000€ qui devrait suffire si on y inclut cahiers, crayons et livres.
Pendant trois ans, jusqu’à ce que les adhésions individuelles du REPTA soient suffisantes, il faut 12000 à 15000€ par an pour payer les cinq éducateurs et un sixième sans doute nécessaire pour cette activité supplémentaire qu’est l’alphabétisation des enfants des rues.
Il faudrait pour former et aider les éducateurs dans leur nouvelle tâche une équipe du GREF, qui viendrait bénévolement les appuyer. Les seules charges sont le voyage, le logement et les frais de siège ; les membres du GREF ne reçoivent aucune indemnité pour leur travail et leur nourriture, ils vivent de leur retraite. Ils font des séjours de deux à trois mois. Deux équipes de deux (octobre-décembre et janvier –mars) reviendraient à 5000€ par an.
Enfin, au cours du repas le 9 décembre, Mr. Hutin nous a promis son soutien pour imprimer un bulletin semestriel fait avec les enfants des rues. La première année il faut donc 30.000€ et les 2 années suivantes 20.000€. La troisième année nous ferons le bilan et l’évaluation de cette action et déciderons de la suite à lui donner. Le projet est donc aujourd’hui porté en France par le groupe Bolloré, le groupe CFAO, la Région Rhône-Alpes, Ouest-France et le GREF. Cette action a pour partenaire au Burkina l’association Tié, la direction régionale du ministère de l’action sociale, la direction provinciale du ministère de l’éducation de base et la province du …..
II) Les classes de la deuxième chance
Au cours d’une rencontre au Conseil Régional de Bretagne le 2 décembre entre Gabriel Cohn Bendit, Marion Boinot stagiaire au REPTA, Christian Guyonvarc’h, vice président du Conseil Régional et Pierre Yves Le Chat chargé de mission a été retenu le principe de la prise en charge par la région de deux classes de la deuxième chance. L’une en région nomade touareg en répondant à la demande du maire-linguiste Khamed Attayub l’autre dans la région du parc W à Tamou en région de langue « germa ». Nous avons aussi envisagé des échanges entre classes bilingues de Bretagne et classes bilingues du Niger.
Le 9 décembre Philippe Doux au nom du Conseil régional des Pays de la Loire s’est engagé à soutenir la mise en place de trois classes de la deuxième chance, dont les implantations restent à définir. L’une d’entre elles pourrait répondre à la demande de Sidi Mohamed Illies dans la région de Tasker au sud du massif de l’Aïr et ce projet pourrait se faire en collaboration avec l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie.
(Au moment même où je rédige ce compte rendu Marie Rose Koro me fait savoir que le Conseil Régional par l’intermédiaire de l’association Eau Vive pourrait prendre en charge une voire deux autres classes de la deuxième chance)
L’objectif était de mettre en place à la rentré 2005 sept classes de la deuxième chances au Niger, l’objectif est pratiquement atteint. Chaque site revient à peu près, sauf celui avec internat qui est un peu plus coûteux, à 4000€ l’an.
Pour être opérationnel à la rentrée 2005 nous devons au premier semestre 2005, mettre en place les structures matérielles, recruter les enseignants et assurer leur formation dont un stage dans les classes de la deuxième chance qui fonctionnent dans la région de Zinder. Pour ces classes de la région de Zinder nous avons reçu une double demande afin de renforcer le soutien et l’encadrement pédagogique pour la dernière année 2005-2006 qui verra la plupart des élèves se présenter au certificat de fin d’études.
Afin que Mahaman Oumarou, le conseiller retraité, membre du R.A.R.E. (Résesau Actif des Retraités de l’Education), puisse se rendre dans les différents villages où se trouvent des classes de la deuxième chance, il faudrait une petite moto pour lui permettre de se déplacer. Cette moto serait donnée à la section du R.A.R.E. de Mirria, ville où se trouve l’inspection dont dépendent les classes de la deuxième chance. Il a aussi été demandé le soutien d’une équipe du GREF pour aider les jeunes animateurs et animatrices dans la préparation de leurs élèves au certificat et dans leur préparation à l’entrée à l’école normale qui permettrait leur intégration dans le système éducatif.
III) Les rencontres décentralisées « Franco-Africaines » sur le thème de l’Education Pour Tous.
Dès l’échange du matin Edmond Hervé maire de Rennes avait dit son intérêt pour de telles rencontres, Philippe Doux pour les Pays de la Loire aussi, ainsi que Christian Guyonvarc’h pour la Bretagne, à condition que le travail d’organisation d’une telle rencontre ne retombe pas sur les services de la Région. Il faudrait donc que l’ensemble des collectivités territoriales qui se sentent concernées par l’organisation de telles journées d’information puissent nous le faire savoir. Il en va de même pour les associations autres que le GREF qui en a fait la demande. Je n’oublie pas les entreprises qui voudraient y participer.
Ces journées de rencontres pourraient être organisées à Rennes, Nantes, Caen, Tours, Paris et Lille des rencontres auxquelles seraient conviés et pour lesquelles on mobiliserait les associations qui interviennent en Afrique, les écoles, les IUFM, et C.R.D.P.
Pour chaque rencontre il y aurait six à huit amis africains fortement impliqués dans le combat pour l’éducation, des représentants de l’institution scolaire du sommet à la base, des responsables d’associations, dont celles qui oeuvrent pour l’alphabétisation des adultes, des élus qui viendraient dire les priorités et les difficultés de l’éducation pour tous.
On peut évaluer le coût de chaque intervenant africain, voyage et séjour de 10 à 15 jours en France compris, à 1.500€. Ce qui pour un groupe de 30 à 40 personnes représente un Budget de 45 à 60.000€. Le GREF est prêt à prendre en charge les questions d’organisation en collaboration bien sûr avec tout ceux qui le voudront. Nous pourrions organiser entre le 10 et 14 janvier une rencontre à Paris de tous les adhérents du REPTA prêts à se mobiliser sur ce projet, ainsi qu’à ses partenaires institutionnels, nous pensons aux pouvoirs publics, Ministère des Affaires Etrangères et Ministères de la Coopération, mais aussi Ministère de l’Education Nationale, Agence Française pour le développement et organisations multilatérales et communautaires.
CONCLUSION.
Tous les participants se sont dit très satisfaits de cette rencontre et pensent qu’un pas en avant important a été franchi. C’est dans cet esprit qu’Alain Jabot, directeur du développement durable du groupe C.F.A.O. se veut le promoteur du REPTA auprès d’autres entreprises.
Bonne et heureuse fin d’année et que 2005 soit l’année du vrai démarrage du REPTA sur le terrain.